Un évier qui nous change la vie!
Dernière avancée dans les travaux, on en est aux finitions, c'est là où ça devient bon!!
L'évier, donc. Pour ceux qui ne connaissaient pas avant, en gros on avait le support de l'évier, l'evier posé dessus, et une planche à droite comme "plan de travail", au dessus du lave-vaisselle. Maintenant...
Tadadaaaammm............
On a donc l'égouttoir à vaisselle, à gauche, niou generaicheun, à partir d'une chaise cassée en teck...
Au dessus de l'évier, un accrochoir à casseroles et autres trucs casse-pieds à ranger (avant, on avait deux clous en tout et pour tout, le long de la cheminée... je vous laisse imaginer les discrètes crises de nerfs pour faire tenir quatre casseroles sur un même clou....).
Et, à droite, le TANT ATTENDU plan de travail carrelé!!!
Vous en rêviez? Gabou l'a fait...
On se battrait presque pour faire la vaisselle...
Vacances ambulantes
Après la toxoplasmose de Gab qui l'a laissé bien à plat, nous avions décidé d'annuler notre projet Provence/Océan pour nous consacrer aux Pyrénées puis à l'océan (l'appel du surf...). Au moins, c'est dans la même direction et on imaginait faire moins de route.
Mon gros bidon appelant à un peu de confort (douche et toilettes), j'avais même accepté de me laisser initier aux joies du camping non sauvage.
Le 8 août au matin nous avons donc mis le cap sur les montagnes... pas à l'aube comme prévu car l'achat "raté" d'une tonnelle (il manquait des pièces) nous a valu un retour au magasin le matin du départ.
Après cet imprévu, donc, cap sur l'Espagne via le col d'Aubisque et le Val d'Azun. Nous découvrons ce magnifique coin de nos montagnes, ses troupeaux évidemment SUR la route (mais que fait l'ours???), ses vautours.
1er vautour, pas le dernier!
Le Gabou qui traque le vautour.
Puis descente sur la vallée d'Aspe-Ossau avec, comme point de chute... la fabrique Lindt d'Oloron... Razzia sur le chocolat!!!
Puis remontée par la Pierre St Martin et descente côté espagnol par la Valle de Roncal.
Premier arrêt le long d'un petit cours d'eau.
Je me regarde pousser le ventre...
Corvée de vaisselle...
Ira? Ira pas??
Le lendemain, on se souvient qu'on a hérité d'un Tom-Tom (GPS) qui s'ennuie dans la boîte à gants. Fort heureusement car nous n'avons évidemment aucune carte d'Espagne et ne savons absolument pas quelle direction suivre.
Gab règle donc Tom-Tom et nous v'là parti direction la Playa... après moultes péripéties.
Ce n'est qu'après 7 ou 8 bornes d'une piste sur laquelle je me suis demandée tous les kilomètres si je n'étais pas en train d'accoucher que Gab s'est souvenu que, peut-être, il se pourrait que, par inadvertance, il se soit un peu planté dans le réglage de Tom-Tom et ait choisi l'option "route non carossable"... Bon, déjà cela signifie que Tom-Tom fonctionne.
Changements des paramètres et c'est reparti!
Passage par Roncevaux (déçue je suis, je voyais ça plus grand et plus majestueux).
Puis arrivée au Pays Basque, Bayonne, et enfin ZE but: Cap de l'Homy.
Nous sommes dimanche soir, arrivons par miracle à dégoter le dernier emplacement du camping recherché, et hop, une tête dans l'eau... sur une plage bondée... je commence à flipper. Mais l'eau est bonne, je respire.
On joue au Kubb.
Au camping, Bo'ortchou et moi sommes sur l'oeil. Nous sommes installés près des douches et les aller retours des gens nous stressent. D'autant que, encore peu équipé, nous n'avons rien pour nous planquer des regards.
Le lendemain, réveil sous la grisaille. On ne se démonte pas et on file à la plage. Vu les vagues, je ne tente même pas de plonger plus que mes chevilles dans l'eau. Gab va tater de la vague avec sa planche... trop grosses...
L'après-midi, pluie. Nous écumons les magasins à la recherche de LA paire de tongs qui ira au Gabou. En vain.
Le lendemain, mardi, re-pluie. Après la balade matinale de Petichien et son lachage sur la plage, nous repartons à la chasse à la tong, enfin récompensée! Balade de plage en plage.
Le mercredi matin, retour du beau temps. Je joue à la baleine échouée tandis que Gab va faire quelques tours de surfs dans la machine à laver qu'est toujours l'océan...
Cette mer commence à me gonfler: quand il ne pleut pas, l'eau est tellement déchainée qu'on ne peut pas s'y baigner trois orteils sans avoir l'impression de subir l'assaut du Karscher...
C'est alors que Gab, toujours soucieux de me faire plaisir, décide d'écourter notre séjour d'une façon.. plus qu'originale: en voulant séparer Bo'ortchou d'un horrible Milou avec qui il se battait, se fait bouffer le pied (sciemment, j'insiste!!) par cet affreux tapis de sol.
Gros trou, sang qui pisse, Gab qui devient tout blanc... j'ai là l'occasion de tester mes capcités à rester calme en cas d'urgence. Je dégote un toubib de garde (il est évidemment 9h du soir), prend (enfin!!) le volant du camion et emmène mon éclopé qui a repris des couleurs chez LE médecin du coin. Ouf, il peut faire des points, Gab n'en sera quitte que pour une jolie couture, ses premiers points, que nous irons fêter au village avec une bonne crêpe au chocolat.
La blague: du coup, il ne peut plus mettre les tongs qu'on a mis deux jours à trouver (cela nous vaudra un bon fou rire nerveux chez le médecin), et se voit contraint de se balader avec les sabots plastiques terriblement tendance aujourd'hui....
Du coup, on décide de retourner tranquillou en Espagne. Moi je veux prendre un peu le temps de découvrir le Pays-Basque. Ah! Espelette et ses chocolats au piment!!
On traque le Pottock dans les montagnes mais il nous faudra attendre le côté espagnol pour apercevoir nos premiers spécimens. Forcément, il pleut...
Petit dej pluvieux dans le camion.
Puis balade en Espagne, via Pampelune, jusqu'à Biescas et le col du Portalet. N'ayant pas envie de renter, nous retournons au Val d'Azun, jusqu'au lac d'Estaing.
Gab, toujours à la recherche des vautours...
Les chevaux du lac d'Estaing.
Puis, résignés, nous finissons ce périple dans une auberge, "chez Louisette", au col du Tourmalet, toujours sous la pluie...

